Les vaccins ARN et la communication autour des risques

Dans une précédente capsule (voir dans la description), j’avais parlé d’une étude de psychologie qui semblait indiquer que, pour communiquer autour des vaccins, ils étaient beaucoup plus efficaces d’insister sur la balance bénéfice/risque que d’essayer de réfuter les craintes par rapport aux éventuels risques. Et ici, je voudrais illustrer ça sur un exemple très actuel : les vaccins ARN.

Bon, alors clairement, le truc qui fait le plus peur aux gens par rapport à ces vaccins, c’est le mot ARN, qui dit ARN, qui dit ADN, qui dit ADN, dix modification génétique. Et là, c’est le festival de l’image mentale anxiogène. Car nous n’avons pas envie d’être modifiés génétiquement, n’est-ce pas ? Et du coup, pour essayer de rassurer les gens, on va inviter des experts à la télé ou à la radio, en leur tendant le micro pendant 30 secondes chrono. En 30 secondes chrono, ils n’ont juste eu le temps de dire en gros : « Non, ces vaccins ne modifie pas l’ADN. »

Sauf que dire cela, c’est une simplification. Effectivement, le mécanisme de ces vaccins n’implique pas de modification des ADN, mais on ne peut pas exclure de manière absolument certaine d’éventuelles modifications d’ADN qui résultera de cela, même si ça semble extrêmement improbable. Et encore plus improbable que cela ait des conséquences graves sur la santé.

Si des explications plus poussées vous intéressent, j’ai mis un article dans la description. Et il y a, pour l’anecdote, des gens qui possèdent plusieurs ADN différents dans leur corps et qui se porte très bien, comme expliqué dans une des vidéos de Dirty Biology (voir la description également). Et du coup, la personne angoissée par les vaccins et ARN, elle va faire ses recherches Google, et elle va réaliser que l’expert qui a parlé 30 secondes à la télé là, ben il a dit quelque chose d’inexact, en fait. Donc, un correct, donc font donc qu’on lui a menti et qu’on les a manipulés, et la confiance, elle est plus là.

Et plus généralement, si une personne est angoissée par les modifications de l’ADN, ça va pas forcément aidé de lui expliquer que c’est excessivement improbable, car souvent les mécanismes de l’angoisse se fiche que les probabilités sont faibles. Pensez aux gens qui ont peur de mourir dans un crash d’avion, par exemple.

Mais il y a peut-être une manière simple de résoudre ce problème, suggérée par la biologiste et vulgarisatrice Tania Louis (voir dans la description). En gros, chaque bout des rails message est que contient le vaccin, c’est une sorte de fête cadeaux Amazon. Va être convertis en protéines spike par une de nos cellules. Vous savez, les femmes le pitch qui entoure le virus pour que le système immunitaire puissent apprendre à s’en défendre avant de rencontrer le vrai virus.

Bon, là où vous vous demandez peut-être pourquoi ne pas injecter directement ces protéines spike ? Lee, du coup, et bien parce qu’elle souffre beaucoup plus difficile à fabriquer que la ARN messager. Et comme ce stock ARN messager n’est pas renouvelé, il va rapidement s’épuiser. Sauf que le virus, en affectant les cellules, baril valait reprogrammé pour qu’elles produisent entre autres de la ARN messager. Hélas, le stock des reines le savez il sera renouvelé en continu, d’autant plus que l’infection des cellules sera exponentielle dans un premier temps.

Donc, peu importe à quel point on a peur de cet ARN messagers d’origine extérieure, on en aura énormément plus en étant contaminée par le virus. Comprenant le vaccin, autrement dit, quelle que soit la probabilité que le vaccin modifie l’ADN, elle est infime par rapport à la probabilité que le virus modifie l’ADN. Et donc, si on a peur de ces modifications de l’ADN, extrêmement improbable, le truc le plus fou à faire, c’est de se faire vacciner.

Pas moins de respecter ultra-rigoureusement la dissension sociale et les gestes barrière, mais en général, les personnes qui n’est pas les vaccins n’aime pas trop ça non plus. Et c’est un peu l’équivalent de mettre en balance les risques de la vaccination et de la non-vaccination pour des maladies comme la rougeole, les oreillons.

Une approche qui convainc beaucoup mieux les parents de faire vacciner leurs enfants. Si on essaye de minimiser à risque dans l’absolu, vu comment fonctionne notre psychologie, se fera toujours peur à certaines personnes. Il semble donc préférable de parler de risques non pas dans l’absolu, mais relativement à d’autres risques, comme se comprend : on ne se faisant pas vacciner.

Je m’appelais totalement à cette question très spécifique du risque de modification de l’ADN, qui semble inquiéter beaucoup de gens en ce moment.