Le droit au logement
Alors, je sais pas si vous avez remarqué, mais quand on envoie des gens en prison, peu importe les faits qui leur sont reprochés, on considère qu’il faut prendre en charge leurs besoins les plus élémentaires, comme un matelas pour dormir et de la nourriture.
En bon, dans une prison française, ce sera sans doute un matelas très confortable et de la nourriture dégueulasse, mais voilà, la société considère qu’ils ont au moins droit à ce service minimum, peu importe ce qu’ils ont fait dans leur vie.
Et du coup, on pourrait se demander : pourquoi est-ce que tous les gens n’ont pas droit à ce service minimum ?
Bon, là, beaucoup vont lever les yeux au ciel : « Oh, ça va, on est en France, l’un des pays avec le plus d’État social au monde, on peut toujours se débrouiller pour avoir au moins un RSA, non ? »
Alors, certes, mais l’hébergement et la nourriture ne sont pas non plus garantis.
Déjà, le RSA, on peut le perdre parfois pour des raisons injustes ou imprévisibles, ou bien ne pas l’obtenir immédiatement, et rien ne garantit que ça suffira à payer les factures à un instant donné.
Beaucoup de gens finissent SDF suite à un combo de circonstances malheureuses : un genre licenciement plus rupture plus perte de logement.
Et lorsqu’on a plus d’adresse postale, par exemple, on peut vite se retrouver dans un cercle vicieux administratif insoluble.
Et même si on n’est pas soi-même SDF, ben, beaucoup vivent avec l’arrière-pensée stressante que ça pourrait leur arriver un jour.
Et qu’est-ce qu’on ne pourrait pas faire mieux que ça dans un pays riche en 2021 ?
Pour citer une phrase un peu cliché : « Le degré d’avancement d’une société ne se mesure pas à la manière dont elle traite ses membres les plus fragiles. »
We think bisounours, représente.
Bon, alors, il y a un truc qui s’appelle le Samu Social. Voir dans la description. Ouais, en gros, comme les urgences médicales, mais pour les gens qui sont sur le point de finir à la rue.
Mais c’est très loin d’être un service satisfaisant.
Déjà, ce service est fourni par des associations non gouvernementales. Way, apparemment, le gouvernement ne considère pas cela comme assez important pour s’en occuper, contrairement à la santé ou à l’enseignement.
Pixar est en pratique, leurs numéros d’urgence est très souvent saturés.
Selon un rapport de la Fondation Abbé Pierre en 2013, seule la moitié des personnes composant ce numéro ont pu obtenir un hébergement.
Alors que, bon, on pourrait imaginer un service public avec des moyens suffisants pour répondre à la demande. Ça semble pas non plus la mer à boire.
Bon, mais ça, c’est pour la partie urgence.
Faudrait pas non plus que les gens se retrouvent coincés indéfiniment dans un centre d’hébergement d’urgence. Il faudrait aussi les aider à remonter la pente.
Et pour cela, on pourrait s’inspirer de la Finlande. Voir dans la description.
En Finlande, le droit au logement est inscrit dans la constitution.
Ouais, questa répondre à ça, le pays des droits de l’homme ?
Et du coup, leur approche, c’est deux étapes :
- D’abord, fournir un logement HLM aux personnes qui n’en ont pas, sans poser de question.
- Ensuite, seulement, on analyse pour le reste.
Il y a également des équipes spécialisées pour aider les personnes souffrant d’addiction ou souhaitant entreprendre une formation professionnelle.
Dans une expérience similaire à Seattle, on a fourni des logements stables à des personnes sans abri qui avaient de graves problèmes d’alcoolisme, ce qui a réduit de 60% leur coût en termes de santé publique.
Bah, oui, lorsque beaucoup de gens sont coincés dans l’extrême précarité, cela finit par coûter cher à la société, même d’un point de vue purement financier.
On a donc tout intérêt à les aider à remonter la pente.
Bref, aujourd’hui en France, est-ce que ce serait vraiment un luxe de garantir solidement ses besoins essentiels que sont l’hébergement et la nourriture ?
Personnellement, je ne pense pas que ce soit un luxe.
Mais vous, qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à le dire en commentaire.